« La Bibliothèque et les Archives Nationales fourniront un service essentiel et gratuit pour nos jeunes qui souhaitent s’instruire et s’ouvrir au monde », déclare le président Guelleh

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« La Bibliothèque et les Archives Nationales reflètent l’importance de la place du patrimoine culturel dans la construction de la nation Djiboutienne tant leurs missions respectives sont fondamentales dans l’éclosion et l’émancipation de la littérature Djiboutienne, mais aussi la conservation et la transmission des données sur l’histoire sociétale, économique, politique de notre pays ». C’est en substance ce qu’a déclaré aujourd’hui, lundi, le président Ismail Omar Guelleh lors de la cérémonie d’inauguration de la Bibliothèque et des archives nationales. « Je tiens à rappeler que ces deux institutions fourniront un service public gratuit et essentiel. Essentiel et gratuit pour nos jeunes qui souhaitent s’instruire et s’ouvrir au monde, essentiel et gratuit pour ceux qui éprouvent le besoin de se documenter ou de se former », a souligné le chef de l’Etat. L’ADI vous propose de lire ci-après le discours du président de la République en son intégralité : « Monsieur le premier ministre Monsieur le ministre de la culture Monsieur le président de l’assemblée nationale, Mesdames et messieurs les ministres, Monsieur l’Ambassadeur de la république populaire de Chine accrédité auprès de la république de Djibouti Madame et messieurs les Elus des collectivités territoriales Mesdames et messieurs honorables députés, Mesdames et messieurs les représentants des corps diplomatiques, militaires et civiles Mesdames et messieurs, les artistes et écrivains et chercheurs et intellectuels Mesdames et messieurs, les invités C’est avec émotion que je parraine cette cérémonie d’inauguration DE LA BIBLIOTHEQUE ET DES ARCHIVES NATIONALES qui constituent des instruments privilégiés d’informations, d’éducation et de formation au service de la population. Don de la Chine, La Bibliothèque et Les Archives Nationales traduisent notre attachement commun au dialogue des cultures et à la sauvegarde de l’histoire de chaque peuple, de chaque nation. Mesdames et messieurs Comme je l’ai mentionné précédemment c’est un plaisir d’être ici avec vous aujourd’hui pour inaugurer ces nouveaux lieux qui, j’espère, serviront bon nombre de nos concitoyens. C’est toujours un moment émouvant que d’inaugurer un lieu dont le but est de promouvoir la culture et les connaissances mais ce moment il est avant tout symbolique tant il représente notre attache à la pratique de la culture et le dynamisme intellectuel poursuivi par notre pays. La lecture constitue la porte d’entrée la plus appropriée pour initier aux univers de la culture et celui des connaissances. Elle permet de s’ouvrir aux mondes et de s’opposer au fléau du siècle qu’est le repli sur soi. C’est une pratique qui permet également à mon sens de conditionner toutes les autres. La BAN reflète l’importance de la place du patrimoine culturel dans la construction de la nation Djiboutienne tant leurs missions respectives sont fondamentales dans l’éclosion et l’émancipation de la littérature Djiboutienne, mais aussi la conservation et la transmission des données sur l’histoire sociétale, économique, politique de notre pays. Mesdames et messieurs Il s’agit en effet de perpétuer ce devoir de mémoire qui est au centre même de l’histoire de notre pays. Ces archives nationales constituent la mémoire collective de notre société, de notre peuple, de notre nation, de notre pays. Celles-ci de par leurs fonctions demeureront des sources intarissables pour les chercheurs et intellectuels mais constitueront également des niches d’informations et de témoignages pour les différentes générations. Inutile de rappeler combien ces archives nationales constituent un enjeu majeur pour notre nation, leur principal rôle étant de relater le passé pour lire le présent et éclairer le futur. Par ailleurs, même si nous assistons depuis les deux dernières décennies à une diversification des usages du livre et des supports du texte, le livre imprimé demeure l’outil d’apprentissage et d’ouverture au monde le plus effectif. Ceci démontre bien contrairement à ce que l’on peut penser, que l’écrit n’est pas en recul, c’est d’ailleurs pour cette raison que l’on a tendance à justifier nos propos par ce célèbre dicton qu’est « les écrits restent, les paroles s’envolent ». Pour cela, j’invite vivement les administrations publiques et autonomes et autres services à verser leurs archives datant de plus de 7ans aux archives nationales de Djibouti afin de renforcer les capacités de documentation de cette institution, il y va de l’intérêt général de notre Nation. Mesdames et Messieurs, Je tiens à rappeler que ces deux institutions fourniront un service public gratuit et essentiel. Essentiel et gratuit pour nos jeunes qui souhaitent s’instruire et s’ouvrir au monde, essentiel et gratuit pour ceux qui éprouvent le besoin de se documenter ou de se former, Essentiel pour ceux dont les coûts de l’accès à la lecture présentaient un frein et qui ne disposaient pas de ressources financières suffisantes pour s’offrir ce plaisir et nourrir leur appétit culturel. C’est pour cette raison que j’exhorte notre population à s’approprier de ces 2 institutions, pour explorer tous les savoirs véhiculés par les supports papier et numériques, et s’y ressourcer pour contribuer à la renaissance de la culture nationale parée de ses valeurs essentielles et ouvertes au progrès. Il faut garder en mémoire qu’il y’a une politique volontariste derrière cette initiative et que les choses ne vont pas de soi. Si nous parvenons à donner encore plus le goût de lire à nos enfants, mais également aux adultes de toutes les couches de population de notre pays alors ce sera un pari gagné pour nous. Ce pari nécessite l’engagement de tous, le mien, le vôtre mesdames et messieurs mais aussi et surtout celui de tous nos concitoyens. Mesdames et messieurs, Je suis impressionné par les infrastructures présentes dans ces deux bâtiments de par la recherche constante qui a prévalu dans leur accessibilité. Le handicap ne sera plus un handicap pour la BAN et d’ailleurs la culture et la création sont des lieux d’échanges et de rencontres et il n’y a donc aucune raison pour que les publics qui les fréquentes soient uniformes. Pour moi la culture est synonyme de diversité et ne peut contribuer à des situations d’exclusion ou d’intimidation. Elle ne doit en aucun cas paraitre inaccessible et en particulier pour les personnes à besoins spéciaux ou ceux qui vivent des situations d’exclusion. Je pense que le projet répond parfaitement à cet enjeu et je compte sur vous tous pour qu’il continu d’y répondre. Mesdames et Messieurs, Notre pays vient de franchir un grand pas dans la sauvegarde de notre patrimoine culturel oral et écrit et de la restitution de notre passé ainsi que l’apprentissage perpétuel de la culture et de l’ouverture d’esprit. Pour clore mon propos, je formule le vœu que la population s’approprie ces nouveaux lieux avec enthousiasme et passion mais surtout avec responsabilité. J’attire votre attention sur cette responsabilité collective quant à la préservation de ces institutions culturelles qui sont au cœur du développement de notre Nation. Car la culture est la base de tout développement qu’il soit économique technologique, sociale, agricole, sanitaire. Vive la culture djiboutienne Vive la coopération sino djiboutienne Je vous remercie ».

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